Delphine Bagarry

Delphine Bagarry candidate aux élections Législatives 2017 1ère circonscription des Alpes-de-Haute-Provence

17 avril : journée internationale de soutien aux prisonniers politiques palestiniens

17 avril : journée internationale de soutien aux prisonniers politiques palestiniens

Le Moyen orient est aujourd’hui une véritable poudrière où différents pays s’affrontent, Israel, Iran, Syrie, Russie, Turquie… directement ou de manière indirecte. Ces conflits font oublier le sort tragique des Palestiniens abandonnés des grandes puissances. Cette situation résulte de traités internationaux mais aussi de guerres et d’annexions successives.
L’indépendance d’Israël fut proclamée le 14 mai 1948 après le vote par l’ONU d’un plan de partage de la Palestine qui prévoyait la création de deux états, l’un juif, l’autre arabe. Cette décision refusée par les pays arabes fut l’occasion d’une première guerre où la coalition arabe fut vaincue. L’indépendance d’Israël entraîna l’exode de 750 000 arabes, une moitié émigra volontairement, l’autre fut expulsée de force.
Au cours des guerres qui se succédèrent (crise du canal de Suez en 1956, guerre des 6 jours en 1967, guerre du Kippour en 1973, guerre du Liban en 1982, première Intifada en 1988, seconde Intifada en 2000-2005, la guerre de Gaza en juillet-août 2014), les frontières israëliennes ont évolué mais ne sont pas reconnues par la communauté internationale. Et il en est de même de Jerusalem comme capitale de l’Etat hébreu. Le 6 décembre 2017, Donald Trump a reconnu la ville comme capitale d’Israël et a annoncé son intention d’y installer l’ambassade américaine.
Les accords d’Oslo en 1993 marquent la dernière tentative d’instaurer un mode de négociations pour régler le problème de deux états et posait la base d’une autonomie palestinienne temporaire de 5 ans. Entre 1996 et 1999, le durcissement des positions des uns et des autres fait échouer cet accord.
Un rapport de l’Union Européenne du 15 décembre 2008 accuse l’Etat hébreu d’utiliser le développement de la colonisation aux dépens des Palestiniens, de construire un mur de séparation entre les territoires, d’instaurer un régime de résidence et de déplacements imposés aux Palestiniens pour poursuivre activement l’annexion illégale de Jerusalem Est.
Que devons-nous faire aujourd’hui ? Se contenter de cet état de fait imposé par la force qui rend non viable l’existence d’un Etat palestinien ou reprendre des discussions diplomatiques et imposer des négociations sérieuses entre les deux parties ? C’est cette seconde voie que je préconise, difficile à atteindre mais la seule sérieuse pour aboutir à la paix. La France qui a longtemps œuvré dans cette voie doit reprendre ce travail inlassablement.