Delphine Bagarry

Delphine Bagarry candidate aux élections Législatives 2017 1ère circonscription des Alpes-de-Haute-Provence

Adoption de la proposition de loi visant à renforcer le droit à l’avortement

Adoptée hier en seconde lecture à l’Assemblée, la proposition de loi de ma collègue Albane Gaillot vise à renforcer le droit à l’avortement, enjeu central pour la santé et pour  le droit des femmes. Ce texte, mis au débat il y a un an, par le groupe Écologie Démocratie Solidarité, est soutenu par les associations, les professionnel.le.s de terrain, les élu.e.s de tous bords politiques. Il rencontre, de surcroît, l’adhésion de plus de 80% des Français.e.s.. 

Une femme sur trois a recours à une interruption volontaire de grossesse au cours de sa vie, aussi il est nécessaire que l’avortement soit accessible à toutes et partout sur le territoire. Le droit a, certes, considérablement avancé en cinquante ans, mais il se heurte encore à de nombreuses difficultés : difficultés matérielles, difficultés d’accès, difficultés d’accompagnement et persistance de la culpabilisation des femmes..

Aussi, ce texte de progrès prévoit d’actionner plusieurs leviers : 

  • faciliter le parcours d’IVG de toutes les femmes, en allongeant le délai légal de 12 à 14 semaines de grossesse, (on estime que 3000 à 5000 femmes par an partent à l’étranger pour dépassement de ce délai)
  • renforcer l’offre médicale, en permettant aux sages-femmes de pratiquer les IVG instrumentales, 
  • publier un répertoire recensant les professionnels de santé et les structures pratiquant l’interruption volontaire de grossesse,
  • accélérer l’accès à l’IVG, en supprimant le délai de réflexion qui suit l’entretien psycho-social (facultatif pour les majeures), qui ralentit le parcours d’IVG 

Le texte prévoyait de supprimer la clause spécifique de conscience (sans remettre en cause la clause de conscience générale), qui est une disposition archaïque et d’infantilisation des femmes. Je regrette que la majorité LaREM se soit ralliée au camp conservateur et n’ait pas voté cette suppression.

Spécialisée en gynécologie dans un milieu rural, et ainsi directement confrontée aux obstacles que les femmes rencontrent, je suis, depuis toujours, particulièrement sensible à l’amélioration de ce droit. Je le défends quotidiennement dans mes activités de médecin en formant des professionnel·le·s et en accompagnant mes patientes. Je continue de le défendre par le vote de cette loi. 

L’avortement n’est pas une exception, une erreur de parcours ou un échec. Il fait partie de la vie des femmes et de leur liberté. Il doit être considéré de la sorte. 

Communiqué du 1er décembre 2021