Delphine Bagarry

Delphine Bagarry candidate aux élections Législatives 2017 1ère circonscription des Alpes-de-Haute-Provence

Conférence interparlementaire – loup et pastoralisme

Communiqué cosigné par les députés membres du « groupe national loup » : Delphine Bagarry – Pascale Boyer – Jean-François Eliaou – Emmanuelle Fontaine-Domeizel – Marion Lenne – Sereine Mauborgne

conf parlement européenMardi 15 mai, nous avons assisté au Parlement européen à une conférence interparlementaire sur le pastoralisme et la cohabitation avec le loup, à l’invitation des députés européens José Bové et Michel Dantin.

Si les parlementaires se prononcent majoritairement en faveur de la défense du pastoralisme, la Commission européenne n’envisage pas de modification de la Convention de Berne concernant les espèces protégées.

Différents témoignages de scientifiques, élus, éleveurs ou techniciens spécialistes du loup et de la protection des troupeaux, un exposé de la convention de Berne, ainsi qu’une intervention sur les analyses génétiques ont nourri un débat interparlementaire, interprofessionnel et international. Un tour d’horizon de différentes régions de l’Union européenne (Castille et Leone en Espagne, Basse Saxe en Allemagne, massif alpin) a permis de prendre la mesure de la dimension européenne de la problématique.

Si nous nous accordons tous à dire qu’il faut parvenir à une nécessaire cohabitation entre le loup, le pastoralisme et le tourisme pour la préservation de la biodiversité, une majorité d’intervenants considèrent que les mesures de protection des troupeaux sont de moins en moins efficaces. Sans changement d’approche d’une problématique qui se pose aujourd’hui dans de nouveaux termes, compte tenu de l’accroissement de la population lupine et du nombre de meutes, l’on doit s’attendre à l’augmentation continue du nombre d’attaques des troupeaux.

Le travail doit se poursuivre en France, avec le Plan national loup qui a été réactivé, tout en donnant suite à l’initiative prise le 15 mai avec nos partenaires européens. Nous devons agir ensemble pour trouver des équilibres bien plus protecteurs pour nos éleveurs, qu’ils soient des Alpes françaises, des monts du Rhodope ou de la cordillère Cantabrique afin de sauvegarder le pastoralisme en Europe.