Delphine Bagarry

Delphine Bagarry candidate aux élections Législatives 2017 1ère circonscription des Alpes-de-Haute-Provence

De la démocratie pour le COVID aussi !

J’ai décidé de ne pas accorder ma voix, votre voix, au Gouvernement.

Le 31 mars, le président de la République a annoncé des mesures renforcées pour faire face à la crise de la Covid 19. Celles-ci reposent sur la responsabilité individuelle et la solidarité, elle est la meilleure voie possible : la capacité de résilience et l’esprit de fraternité dont tous les Français ont fait preuve.

Le 1er avril, le premier Ministre a demandé au Parlement de se prononcer sur la stratégie sanitaire. J’ai décidé de ne pas lui accorder mon vote.

Depuis un an, nos vies sont profondément bouleversées par le virus du Covid-19, il nous touche dans l’exercice de nos libertés fondamentales, il est un frein à nos relations sociales, à nos relations familiales, il isole et fragilise les plus précaires, les étudiants et certaines personnes âgées, il rend le quotidien plus difficile pour les personnes qui vivent seules. Depuis un an, les inégalités sociales se creusent : aucune réponse n’est apportée à cela.

Depuis un an, nos soignants en première ligne sont remarquables, tous les professionnels de santé font preuve d’un engagement sans faille pour nous permettre de sortir de la crise ; hier en gérant des stocks de masques, aujourd’hui en menant les campagnes de vaccination, et depuis toujours assurant leur mission avec abnégation. Les enseignants, les magasiniers, les forces de l’ordre, les agents de l’Etat et des collectivités, les postiers, les pompiers, la société civile engagée dans le monde associatif continuent leurs activités. N’est-il pas temps de modifier notre stratégie vaccinale envers celles et ceux qui prennent le risque de s’exposer au virus pour que nos besoins essentiels soient assurés?

Je regrette que les décisions soient prises unilatéralement après des Conseils de défense qui ne font l’objet d’aucun contrôle, que les rapports du Conseil scientifique soient rendus publics tardivement, que les corps intermédiaires et les parlementaires soient mis de côté, et que vos voix ne soient jamais entendues.

C’est par la co-construction que nous pourrons susciter l’adhésion du plus grand nombre et que nous pourrons ensemble lutter contre la pandémie.

Encore une fois, je dénonce une pratique du pouvoir verticale et autoritaire. C’est pourquoi, je n’ai pas apporté ma voix, votre voix, au Gouvernement.