Delphine Bagarry

Delphine Bagarry candidate aux élections Législatives 2017 1ère circonscription des Alpes-de-Haute-Provence

Droit d’asile : Agir au nom de la solidarité internationale

Pourtant internationalement reconnu par la Convention de Genève de 1951 et inscrit dans la Constitution française, le droit d’asile est encore méprisé, violé. Les conditions dans lesquelles sont accueillis les exilé·e·s sont indignes et portent profondément atteinte à leurs droits fondamentaux. Face à l’appel des cent cinquante associations, nationales, régionales et locales qui réclament la fin immédiate des traitements inhumains et dégradants contre les personnes exilées, je réaffirme mon soutien à leurs revendications. 

Les causes qui poussent chaque année des millions de personnes à se déplacer de manière forcée sont multiples et enchevêtrées. Les droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels ne sont toujours pas garantis pour une majorité de l’humanité. À cela s’ajoutent les conséquences du dérèglement climatique, chaque année plus nombreuses, qui exposent des populations à d’importants dangers. 

À défaut d’une politique nationale assurant un véritable accueil des primo-arrivants, ce sont les collectivités locales et associations humanitaires qui agissent seules. Les militant·e·s en grève de la faim portent des revendications qu’il nous faut écouter.  

  • Il nous faut suspendre les expulsions quotidiennes et les démantèlements de campements durant la trêve hivernale. 
  • Il nous faut, durant cette même période, arrêter la confiscation des tentes et des effets personnels des personnes exilées.
  • Il nous faut enfin ouvrir un dialogue citoyen raisonné entre autorités publiques et associations non mandatées par l’État, portant sur l’ouverture et la localisation de points de distribution de tous les biens nécessaires au maintien de la santé des personnes exilées. 

Le constat du traitement des exilé·e·s sur le territoire français est très préoccupant. Je reste mobilisée pour que ces voix soient entendues et qu’enfin, nous octroyons à ces personnes victimes d’un système, un droit inconditionnel à l’hébergement, à des conditions de vie dignes ainsi qu’une prise en charge de leur santé, notamment de leurs troubles psychiques nés d’un parcours migratoire et d’un accueil difficiles. 

Communiqué du 29 octobre 2021