Delphine Bagarry

Delphine Bagarry candidate aux élections Législatives 2017 1ère circonscription des Alpes-de-Haute-Provence

Lettre ouverte de l’Association Coeur Lavande

Et si nous considérions le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide ?
Pour une valorisation des capacités de chacun. 

En réponse à la lettre ouverte de l’Association Coeur Lavande des Alpes de Haute Provence, je souhaite assurer mon engagement permanent dans la lutte contre toutes les formes de discrimination. La Déclaration Universelle des Droits de l’Homme nous rappelle dès son article premier que “Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits” ; c’est également le cœur de mon engagement politique. Des plus jeunes jusqu’aux plus anciens. 

A l’Assemblée nationale comme dans ma circonscription, je continue d’être mobilisée sur toutes les lois et toutes les réglementations qui visent à l’équité et qui offrent toujours davantage de droits aux personnes qui en ont moins. Que ce soient pour une meilleure reconnaissance des AESH, pour une meilleure reconnaissance des aidants, pour la déconjugalisation de l’AAH, l’emploi et l’employabilité etc., je continue mes actions au Parlement comme auprès des associations – l’APF ou Coeur Lavande – dans notre département. 

Traditionnellement le handicap a été caché, dissimulé, en rapport à une “normalité” idéalisée, impossible tout autant qu’effrayante. Or, les mots pèsent, ils catégorisent, enferment. Depuis trop longtemps, le handicap est considéré comme une faiblesse car évoqué comme tel au sein de chaque discussion, car rangé à des postes ne permettant aucune mise à profit des compétences de chacun. La reconnaissance et la valorisation des compétences des personnes en situation de handicap passent d’abord par une modification profonde de notre langage, outil d’expression de notre raisonnement. L’emploi d’un terme ou d’une expression révèle notre pensée, transmet notre réflexion. Si l’écriture inclusive est parfois complexe à écrire et que son langage parlé est impossible, elle est l’effort que nous devons produire afin de nous assurer que nous considérons aussi la moitié féminine de notre humanité. Elle permet de songer à la parité et donc de tendre à l’égalité. De façon similaire, il convient de modifier notre vocabulaire afin que nous ne voyions plus dans une situation de handicap les invalidités et les incapacités, mais plutôt les validités et les capacités. 

Ne serait-il pas plus souhaitable de considérer le verre à moitié plein plutôt qu’à moitié vide ? Ne nous laissons pas appauvrir par une reproduction sans aspérité pouvant être assimilée à du clonage. Nos différences nous enrichissent. Inclure les personnes en situation de handicap revient à accepter un plus grand nombre de différences. Exprimons-nous, et donc raisonnons de façon opposée à celle que nous utilisons actuellement. Raisonnons non en creux mais, à l’inverse, de façon positive. 

Nous sommes différent·e·s tou·te·s, mais égaux·ales, tou·te·s également !

Communiqué de presse du 8 juin 2021