Delphine Bagarry

Delphine Bagarry candidate aux élections Législatives 2017 1ère circonscription des Alpes-de-Haute-Provence

Etudes de santé : il faut augmenter le numerus apertus

Le numerus clausus a été un gâchis pour les étudiants et pour l’accès aux soins. Pour que les primants n’en soient pas les dernières victimes, qu’ils bénéficient de la réforme des études de santé, il est nécessaire que les ministres Frédérique Vidal et Olivier Véran ouvrent des places dans les Universités.

Je leur ai adressé un courrier, cosigné par 6 collègues parlementaires, pour les alerter sur le désarroi des étudiants primants de première année en PASS* ou LAS*, victimes d’une situation particulièrement injuste qui limite leurs possibilités d’accéder à des études de médecine.

Cette situation est d’autant plus incompréhensible pour eux que la suppression du numerus clausus vise à former 20% de médecins en plus, en fonction des besoins des territoires et de la capacité des universités à recevoir des étudiants supplémentaires.

Plus qu’aucune autre, cette génération représente le gâchis qu’a été, durant tant d’années, la première année commune aux études de santé (PACES) alors que c’est elle qui devait symboliser sa fin, finalement c’est elle qui se retrouve avec le moins de chance de réaliser la vocation de tant d’étudiants parce qu’elle se retrouve au mi-temps d’une réforme.

Pourtant, les expérimentations menées dans les universités parisiennes ont démontré qu’une année de transition équitable était possible, par une augmentation du nombre total de places offertes en 2ème année, ce qui serait conforme à l’esprit de la loi votée en 2019 par le Parlement. L’augmentation exceptionnelle du nombre de places est possible.

A cette situation injuste pour tant d’étudiants, s’ajoute une situation incompréhensible pour nombre de Français : plus que jamais, la santé et l’accès aux soins sont une préoccupation quotidienne chez nos concitoyens qui peinent à trouver un médecin traitant.

C’est pourquoi je leur demande de prendre des mesures exceptionnelles pour ne pas faire des étudiants nés en 2002 les symboles de l’incroyable gâchis que fût la PACES mais au contraire, le visage d’une génération nouvelle, diverse, où la reconnaissance des compétences est associée à une valorisation des talents, de l’implication et non pas réduite à des examens et des classements absconds.

* Pass (parcours d’accès spécifique santé)
LAS (licence accès santé).

Cosignataires :
Hubert Julien-Laferrière
Aurélien Taché
Albane Gaillot
Émilie Cariou
Delphine Batho
Cédric Villani