Delphine Bagarry

Delphine Bagarry candidate aux élections Législatives 2017 1ère circonscription des Alpes-de-Haute-Provence

Examen en commission du PLFSS

Cette semaine, nous avons examiné en commission le budget de la sécurité sociale qui détermine les dépenses à venir en matière de santé, de retraite, d’accidents du travail et de politique familiale.

Des débats de fond ont animé nos travaux parlementaires et sur l’un d’eux, un de mes amendements a été adopté : il s’agit d’obliger l’Etat à compenser les mesures d’exonération de cotisations qu’il fait porter sur la sécurité sociale, notamment les primes et les heures supplémentaires.

Les budgets de l’Etat et de la sécurité sociale sont deux budgets séparés et, depuis la création de la sécurité sociale, toute décision de l’Etat pesant sur les comptes de la sécu était portée par l’Etat.
Ce principe a été consacré en 1994 par une grande ministre de la Santé : Simone Veil.

Cette année, la loi prévoit que l’Etat y déroge. En conséquence, la sécurité sociale qui devait être excédentaire pour la première fois depuis 2001 se retrouve finalement en déficit.
Cette situation m’inquiète, comme élue de la nation mais également comme médecin qui fut urgentiste et qui sait que l’équilibre des comptes de la sécurité sociale peuvent nous permettre de dégager des marges pour soutenir financièrement nos hôpitaux.

Aussi, j’ai proposé un amendement qui renvoie à l’Etat la responsabilité de porter cette mesure, suivi d’un autre qui augmente d’1 milliard d’euro les moyens alloués à l’hôpital pour 2020. Si le premier a été adopté, il ne l’est pas définitivement puisque nous devons encore en parler en séance publique.

J’espère surtout que celui-ci permettra de faire vivre le débat au sein du groupe En Marche ! de l’Assemblée nationale : pour garantir au long court notre système de solidarité nationale nous devons garantir son indépendance.