Delphine Bagarry

Delphine Bagarry candidate aux élections Législatives 2017 1ère circonscription des Alpes-de-Haute-Provence

J’ai voté contre le discours de politique générale du Premier ministre.

Avec le groupe Écologie Démocratie Solidarité, en grande majorité, je n’ai pas voté la confiance au Gouvernement du Premier ministre Jean Castex.

Malgré quelques annonces bienvenues, les priorités ne sont pas là où elles devraient être : transition écologique, renouveau démocratique et urgence sociale.

Parmi les avancées qu’il faut souligner :

  • Un plan de relance de 100 Mds € est ambitieux et le pays en a grandement besoin ;
  • Un repas à 1€ pour les boursiers dans les restaurants universitaires, vraie avancée sociale ;
  • Un accompagnement ciblé des territoires.

Cependant, nous ne parviendrons pas à engager un tournant écologique en opposant les écologistes, la « croissance écologique » et la « décroissance verte » comme l’a fait le Premier ministre. Il nous faut rassembler autour de la lutte contre le réchauffement climatique, la protection de l’environnement et préservation de la biodiversité ; la transition écologique passe par l’investissement dans la sobriété et la transformation de nos modes de vie par des choix collectifs.

Nous regrettons que les propositions de la Convention citoyenne pour le climat ne soient pas rapidement examinées au Parlement et transcrites dans la loi. Leur mise en œuvre est prioritaire pour ne pas perdre de temps face à l’urgence climatique. Pourtant, le Gouvernement promet, à la place, un projet de loi sur les séparatismes qui risque de ranimer de vieux débats et éloigner la priorité écologique.

Le monde d’après que nous avons devant nous doit partir des attentes et des espoirs des citoyens. C’était l’esprit de la consultation « du jour d’après » que nous avons imaginée avec plus de 65 parlementaires, pendant le confinement. Il faut faire confiance aux Français et à ce titre, EDS propose de mettre en œuvre une part de budget participatif national dans le plan de relance, afin que tous les citoyens puissent participer aux décisions sur l’utilisation des 100 Mds € qui y sont consacrés.

Nous ne pouvons pas nous satisfaire des « invitations » à la modération faites par le Premier ministre aux entreprises. Le plan de relance doit s’accompagner d’exigences fortes, tant sur le plan écologique que social.

Comme l’a rappelé Paula Forteza, co-présidente du groupe Écologie Démocratie Solidarité, dans son discours : « Groupe de proposition, de construction, nous serons toujours présents pour collaborer lorsque seront portées des avancées ambitieuses et concrètes. Seulement, après trois ans de combats et d’attentes, pour la plupart d’entre nous au sein même de cette majorité, nous ne sommes plus en mesure de donner notre confiance a priori. Nous ne pouvons plus donner de chèque en blanc. Nous jugerons sur pièce. »

Communiqué du 15 juillet 2020