Delphine Bagarry

Delphine Bagarry candidate aux élections Législatives 2017 1ère circonscription des Alpes-de-Haute-Provence

J’ai voté mon premier PLFSS, Projet de Loi de Financement de la Sécurité sociale

Ce projet de loi détermine les conditions nécessaires à l’équilibre financier de la Sécurité sociale. Ce fut un lourd travail, avec de belles avancées, conformes au programme du Président Macron. 55 heures de débat à l’Assemblée en première lecture (13h en commission, 42h en séance), 900 amendements discutés, 214 adoptés. Projet adopté avec 354 voix pour, 192 contre et 13 abstentions.

L’équilibre de la Sécurité sociale ne sera pas encore atteint cette année. Pourtant, je suis satisfaite de deux choses concernant le financement :

  • le déficit prévu – 2,2 milliards d’euros – reste important mais est le plus faible depuis 2001. Nous sommes sur la bonne voie, vers un remboursement de la dette de la Sécurité sociale espéré en 2024.
  • les dépenses liées à l’assurance-maladie seront en progression de 2,3 %. On soignera donc de mieux en mieux les Français.


Parmi les nombreux articles de la loi, voici les avancées que j’ai trouvé
es les plus significatives :

  1. La suppression des cotisations maladie et chômage du secteur privé. En contrepartie de la hausse de 1,7 point de la CSG. Ces salariés récupéreront du pouvoir d’achat, à hauteur de 1,45 point au 1er octobre 2018. Il est vrai, les retraités seront impactés, mais c’est une mesure de solidarité intergénérationnelle. Par ailleurs, ils bénéficieront des soins gratuits sur les prothèses dentaires et auditives ainsi que sur les lunettes.

  2. La hausse de l’Allocation de Solidarité aux Personnes Agées (ASPA). Elle est le revenu minimum que chaque personne âgée peut obtenir. En 2020, elle atteindra 903 €/mois, soit 100 € de plus qu’aujourd’hui. Toujours en deçà du seuil de pauvreté, mais c’est une belle mesure de solidarité envers nos aînés les plus précaires. Chez nous, en territoire rural, l’INSEE parle parfois d’extrême pauvreté pour nos seniors. Cette hausse sera particulièrement utile.

  3. La suppression du RSI. Très décrié, ce régime intégrera le régime général d’ici 2020. Une nouvelle organisation se mettra en place, sous la veille de représentants des intéressés. On devrait arriver à une simplification d’ensemble.

  4. La hausse progressive du prix du tabac. A coups de plusieurs hausses successives, le prix du paquet de cigarettes atteindra 10 € en novembre 2020. En complément des actions de prévention, cette mesure dissuasive fera encore diminuer cette consommation mortifère.

  5. La modulation – et l’augmentation – de la « taxe soda ». Depuis 2012, toutes les boissons sucrées étaient taxées de la même façon. Continuant dans cette logique, elles le seront maintenant en proportion de leur taux de sucre. Inciter les industriels à mettre moins de sucres (et d’édulcorants, taxés dans une mesure moindre), c’est lutter activement contre l’obésité, des jeunes notamment, et contre le diabète de type 2.

  6. Le soutien aux familles les moins aisées et aux parents isolés, ceux dont les revenus annuels sont inférieurs à 32 800 €. L’aide à la garde d’enfants bénéficiera à tous, mais en particulier aux moins riches. L’aide aux parents isolés, au travers du complément familial, augmentera de 16 € par mois en avril 2018. Tout comme l’allocation de soutien familial (lorsqu’il n’y a pas ou peu de pension familiale), qui augmentera de 6 € par mois. En contrepartie, la PAJE (Prestation d’Accueil du Jeune Enfant, pour les enfants de moins de trois ans) baissera pour les plus aisés, tout comme les primes de naissance ou d’adoption, alignées sur un nouveau barème favorable aux moins aisés… et défavorable aux plus aisés.

  7. L’aide à l’innovation et à la télémedecine. Dans ma lutte contre les déserts médicaux, dont ma circonscription est une grande victime, j’approuve ce regard bienveillant édicté dans les articles 35 et 36 qui sera porté sur des pratiques innovantes. La télémédecine devrait être prise en charge par l’assurance-maladie !

  8. Les vaccins. Forcément, j’en parle et j’explique. 11 vaccins obligatoires, au lieu des 3 obligatoires (DTP) et 8 recommandés actuellement. Parce qu’il nous faut éradiquer des maladies, des maladies tueuses d’enfants (et d’adultes aussi). En France, 80 % des enfants sont déjà vaccinés contre ces 11 maladies. Il nous faut arriver à une couverture de 95% pour que cette mesure de santé publique soit efficace. On meurt de nouveau de la rougeole en France, et certains qui l’ont contractée ont de graves séquelles. C’est intolérable alors qu’en Amérique latine cette maladie a été éradiquée grâce à une vaccination large. Vaccinons-nous. Soyons responsables et ne comptons pas uniquement sur la vaccination des autres pour nous prémunir nous-mêmes. Pour exemple, je me vaccine contre la grippe depuis longtemps, et pourtant je ne suis pas en âge qu’elle me tue. Mais je protège les autres, les plus fragiles. Enfants, âgés, nous avons été et serons tous fragiles. La solidarité veut qu’on se protège les uns les autres.