Delphine Bagarry

Delphine Bagarry candidate aux élections Législatives 2017 1ère circonscription des Alpes-de-Haute-Provence

Je n’ai pas voté le PLFSS 2020 en 1re lecture : une abstention de vigilance et de conviction

Le 29 octobre, l’Assemblée nationale a adopté en 1re lecture le projet de loi de financement de la sécurité sociale : députée de la majorité, j’ai décidé de ne pas le voter. C’est une abstention de vigilance et de conviction pour un texte que je connais bien et sur lequel je travaille depuis plusieurs semaines.

Je regrette particulièrement que l’État fasse porter sur le budget de la sécurité sociale les mesures d’exonération de cotisations sociales dont il a l’initiative : en conséquence, la sécurité sociale replonge dans un déficit plus important.

De plus, comme députée, mais également comme citoyenne, ancienne urgentiste, je suis préoccupée par les moyens consacrés à l’hôpital. Je fais confiance au Président de la République pour prendre la mesure de la situation et dégager des fonds complémentaires : je voterais sans hésitation un texte ambitieux pour notre hôpital, ce serait cohérent avec ma position puisque j’ai déposé un amendement pour augmenter d’un milliard d’euros les moyens affectés aux hôpitaux.

Néanmoins je soutiens certaines très belles mesures de ce texte ; les allocataires du RSA et de l’AAH n’auront plus de rupture de versement lorsqu’ils arriveront à la retraite, un fonds d’indemnisation sur les pesticides est créé, un financement basé sur la qualité des soins est mis en place pour nos hôpitaux de proximité, le financement de la psychiatrie se fera désormais à partir de l’humain et non plus à partir de l’acte, le congé proche aidant est renforcé, tous les enfants confiés à l’aide sociale à l’enfance bénéficieront d’un bilan de santé, un hôtel hospitalier est créé pour les femmes enceintes et enfin, un service public du versement des pensions alimentaires sera mis en place.

Après l’examen par le Sénat, nous serons amenés à nous prononcer sur ce texte en seconde lecture. Je serai de nouveau mobilisée pour défendre l’intérêt général : la sanctuarisation du budget de la sécurité sociale et l’augmentation des moyens consacrés à nos hôpitaux.