Delphine Bagarry

Delphine Bagarry candidate aux élections Législatives 2017 1ère circonscription des Alpes-de-Haute-Provence

La prochaine PAC doit garantir la transition agroécologique

J’ai interrogé aujourd’hui le ministre de l’agriculture au sujet du Plan Stratégique National de la PAC, qui fait aujourd’hui débat à l’Assemblée nationale.

Face aux échecs vers le verdissement de la précédente PAC, largement pointés par la Cour des comptes de l’Union européenne, je m’inquiète de l’évolution de notre agriculture. Bien qu’ayant des ambitions encore une fois limitées, la nouvelle PAC discutée à Bruxelles offre aux gouvernements une vraie marge de manœuvre pour accélérer la transition agroécologique en demandant aux Etats membres de définir un plan stratégique national. 

Parce que la PAC assure l’essentiel du revenu moyen des agriculteurs et agricultrices français et oriente ainsi directement leurs pratiques, la stratégie nationale constitue un enjeu majeur pour basculer vers l’agriculture de conservation des sols. Elle est un moment opportun pour esquisser de réelles ambitions afin de répondre aux attentes du monde agricole. Conscients des enjeux de la transition écologique et fatigués de constater l’ampleur de ses dégâts, agriculteurs comme consommateurs réclament les moyens nécessaires afin d’amorcer une mutation vers l’agroécologie. En somme, que de “nouvelles formes de solidarité nationale soient mises en œuvre”. La prochaine PAC doit devenir le levier majeur pour la transition attendue des systèmes agricoles et alimentaires. 

De multiples structures et acteurs ne cessent de nous interpeller sur la nécessité d’une vision structurelle à long terme. J’estime donc que le Plan stratégique national doit : 

  • Rapprocher le producteur et le consommateur ; 
  • Repenser le partage de la valeur ajoutée ; 
  • Soutenir la diversification des cultures ; 
  • Promouvoir l’élevage extensif, l’association des productions végétales et animales, la valorisation et l’entretien de nos prairies ; 
  • Préserver les milieux semi-naturels. 

En l’état actuel, le troisième niveau de la certification environnementale, la haute valeur environnementale (HVE), n’assure pas une vraie transition et ne permettra pas d’accompagner efficacement la transformation des pratiques. Le Plan stratégique national de la PAC doit permettre un soutien immédiat à une profession en détresse, mais doit aussi s’inscrire dans une stratégie de long terme de refonte de pratiques ayant affiché leurs limites. Nous devons sortir progressivement d’un modèle d’agriculture productiviste, ayant trop recours aux produits chimiques, vers un modèle plus vertueux, répondant aux attentes des agriculteurs comme de l’ensemble des citoyens.

Communiqué de presse du 5 mai 21