Delphine Bagarry

Delphine Bagarry candidate aux élections Législatives 2017 1ère circonscription des Alpes-de-Haute-Provence

Le CBD : quésako ?

Qu’est ce que le CBD ?

Le CBD est l’abréviation du terme “cannabidiol”. Cette molécule fait partie des nombreux cannabinoïdes présents dans le chanvre, aussi appelé cannabis.

Toutefois, à l’inverse de l’actif le plus connu de la plante, le delta-9-tétrahydrocannabinol (THC), le CBD est une autre molécule du chanvre dépourvue de propriétés stupéfiantes et addictives.

Le CBD, un volet de santé publique

Les études scientifiques menées par l’OMS et toutes les principales instances de santé sur le CBD n’ont pas pu démontrer d’effet nocif de la fleur de chanvre sur la santé. Au contraire, elles ont montrées que celle-ci présentait de nombreux intérêts médicinaux et thérapeutiques. En médecine, le cannabidiol est en effet utilisé pour ses propriétés anti-inflammatoires, analgésiques, anxiolytiques et anti-douleurs.

Ses principes actifs agissent ainsi sur différents maux, maladies et autres enjeux de santé. Il soulage, par exemple, les douleurs musculaires et articulaires ainsi que les douleurs inflammatoires chroniques. Il peut, en outre, contribuer à réduire la destruction articulaire et les inflammations, à contrôler les affections cutanée et à équilibrer le système immunitaire.

Il agit, de surcroit, sur les troubles neurologiques, de l’anxiété aux troubles les plus importants (épilepsie, maladie de Parkinson, schizophrénie etc.) et retarde l’apparition de maladies dégénératives. Il permet, enfin, d’accompagner les traitements lourds comme la chimiothérapie.

Mais surtout, le CBD réduit la dépendance au THC et les effets nocifs de ce dernier sur l’organisme.

—> À noter : La filière présente également de nombreuses vertus économiques et agricoles.

Or, le 30 décembre 2021, un arrêté ministériel a interdit, de façon générale et absolue, la commercialisation et la consommation des fleurs et des feuilles de chanvre (CBD). Une décision qui fait peser sur les entreprises un risque lourd sur leur pérennité, et un risque pénal élevé sur les commerçants.

Mais, le 24 janvier 2022, considérant qu’il existe un doute sérieux sur la légalité de cette mesure d’interdiction en raison de son caractère disproportionné, le Conseil d’État a suspendu provisoirement cet arrêté.

En effet, il apparait que les fleurs et feuilles de cannabis sativa L., dont la teneur en THC est inférieure à 0,3 %, ne présentent pas un degré de nocivité pour la santé justifiant une mesure d’interdiction totale.De même, il n’est pas démontré qu’il serait impossible de contrôler cette teneur pour les fleurs et les feuilles.

Cette décision est pour le moment provisoire, le Conseil d’Etat devant trancher sur le fond, mais il semble que la France aille vers une légalisation du cannabis sans psychotrope. À suivre !