Delphine Bagarry

Delphine Bagarry candidate aux élections Législatives 2017 1ère circonscription des Alpes-de-Haute-Provence

Les quotas d’immigration ou le retour d’une mauvaise idée

L’idée n’est pas neuve, elle figurait déjà dans le programme présidentiel de 2017… de François Fillon.

Les quotas ne peuvent pas concerner l’asile, puisque cela serait contraire aux engagements internationaux de la France. Ils pourraient cependant s’appliquer pour les titres de séjour au motif de la vie privée et familiale – qui sont les plus nombreux – l’immigration du travail ou encore les visas étudiants.

A l’heure où la France cherche à accueillir des médecins étrangers pour compenser la démographie médicale, comment peut-elle s’interroger sur d’éventuels quotas pour d’autres ?

Imposer des quotas, c’est se priver de compétences étrangères que l’on ne trouve pas en France,
Imposer des quotas, c’est figer une société dans un entre-soi inerte et insipide
Imposer des quotas c’est transiger sur le principe républicain d’égalité, mais c’est également méconnaître profondément l’immigration et ses motivations.

Certain·e·s viennent en France pour rejoindre leur famille, d’autres y viennent étudier, d’autres encore par amour. Hélas, certain·e·s fuient la misère et savent qu’ils pourront travailler en France et avoir une vie meilleure que dans leur pays.

Souhaite-t-on, demain, pour reprendre les mots d’Emmanuel Macron en 2017, « avoir un quota de Maliens ou de Sénégalais d’un côté, d’informaticiens, de bouchers de l’autre, comme certains le proposent ? ».

La logique des quotas est celle du contrôle d’une politique migratoire qui associe l’immigration à un problème. Ce n’est pas la manière dont je vois les choses.

Un rapport de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) publié en juin dernier déconstruit les principaux préjugés sur l’immigration : non seulement il est faux de dire que l’accueil des immigré.e.s « rajouterait du chômage », mais en plus les flux migratoires augmentent la demande en stimulant la consommation, ce qui crée potentiellement des emplois dans les autres secteurs.
De même, si l’immigration est souvent perçue comme un facteur aggravant pour les finances publiques, les personnes parviennent dans la plupart des cas à trouver un emploi et à contribuer à l’économie. Au delà de l’enrichissement culturel, l’immigration constitue un enrichissement économique !

Marie Curie
immigrée polonaise

Ne faisons pas de l’immigration une difficulté ou un problème, tordons le cou aux préjugés, et stoppons les discriminations !

Au contraire, voyons-la comme une chance pour notre société, société que je désire ouverte et tolérante, une société responsable qui s’enrichit de la différence.

Je reste mobilisée sur ces sujets, au niveau national comme au niveau local et je me battrai toujours pour que l’on réserve un accueil digne à ceux qui choisissent de venir vivre avec nous dans la fraternité.