Delphine Bagarry

Delphine Bagarry candidate aux élections Législatives 2017 1ère circonscription des Alpes-de-Haute-Provence

Lutte contre les déserts médicaux : pour des mesures de régulation plus que de coercition

Crise des urgences, crise de la présence médicale, crise de l’accès aux soins : les défaillances de notre système de santé sont partagées. Face à lui toutefois, plusieurs stratégies. Des mesures d’urgence, de régulation, pertinentes pour lutter rapidement contre la désertification médicale qui nuit chaque jour davantage aux plus fragiles. Des mesures qui n’ont pourtant pas été retenues hier lors de l’examen de la proposition de loi du groupe socialistes et apparentés.

Les politiques d’incitation à l’installation des médecins dans les zones sous-denses, les délégations de tâches et financement d’assistants médicaux, les montées en compétence des profesionnel·le·s, les protocoles de coopération, les maisons de santé, le passage du numerus clausus à un numerus apertus sont bien entendu des avancées pour cette problématique d’accès aux soins. Toutefois, nombre de ces mesures n’auront d’effet sur notre démographie médicale que dans dix, vingt ans ! Or, il y a urgence à agir.

Les Français sont de plus en plus confrontés aux difficultés quotidiennes provoquées par la sous-démographie médicale, notamment en médecine de ville. Sa première expression est la difficulté à trouver un médecin traitant, dans les quartiers défavorisés et les secteurs ruraux, mais aussi dans les territoires les moins mal dotés.

En proposant un conventionnement sélectif permettant d’orienter l’installation des professionnels de santé vers les zones où l’offre est la moins dense, cette proposition de loi apportait une réponse à l’objectif d’assurer l’accès aux soins sur l’ensemble du territoire. Une réponse que j’ai, en outre, tenté de compléter en proposant de rendre possible une désignation du médecin traitant par le médiateur de leur Caisse primaire d’Assurance Maladie en cas de difficultés persistantes : une question d’égal accès aux droits, mais aussi d’égal remboursement de la consultation par l’Assurance maladie.

Aussi, j’ai bien évidemment voté en faveur de ces mesures que je considère nécessaires pour stopper l’hémorragie que connaît l’offre de soins dans les déserts médicaux, pour garantir, dans les années à venir, l’accès à un praticien en proximité et pour endiguer l’aggravation des inégalités d’accès aux soins.

Communiqué du 21 janvier 2022