Delphine Bagarry

Delphine Bagarry candidate aux élections Législatives 2017 1ère circonscription des Alpes-de-Haute-Provence

Ma santé 2022 : On met le patient au cœur du système de santé

Une Stratégie de transformation du système de santé pour une meilleure organisation des professionnels de santé, et garantir l’accès aux soins de qualité partout sur le territoire

Présentation pour le Président E. Macron
Présentation par le Président Emmanuel Macro de « Ma Santé 2022 »

Les constats sont partagés et les difficultés s’aggravent au cours du temps : les français ont de plus en plus de mal à trouver non seulement un médecin traitant, mais encore à pouvoir être reçu dans la journée en cas d’urgence. Ainsi, on retrouve dans les services d’urgence hospitalière des personnes ayant des pathologies qui n’en relèvent pas.

D’autre part les pathologies prises en charge de façon courante sont des pathologies chroniques, sont des pathologies liées à une dépendance croissante et une prise en charge à domicile de maladies lourdes. Elles nécessitent une organisation des soins collective, faisant intervenir plusieurs professionnels des champs médical et médico-social.

Actuellement les patients se trouvent démunis et les soignants sont frustrés de ne pas pouvoir exercer correctement leur métier.

Ce qui est proposé dans le plan « Ma santé 2022 » c’est une transformation du système de santé dans sa globalité, c’est une meilleure organisation des professionnels de santé, au bénéfice des patients comme des soignants. C’est rassembler les soignants en ville et les soignants à l’hôpital autour d’un projet de santé adapté aux besoins des Français dans les territoires.

« Ma santé 2022 » doit permettre de garantir la possibilité pour chaque Français d’avoir un médecin traitant, de pouvoir avoir un rendez-vous tous les jours de la semaine jusqu’en soirée et le samedi matin, de faciliter l’accès de tous les patients à des médecins spécialistes, de maintenir à domicile le plus possible les personnes fragiles, âgées ou présentant plusieurs pathologies.

L’objectif est la fin de l’exercice isolé de la médecine d’ici 2022 par la constitution de communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS), qui mailleront le territoire. Tous les professionnels d’un territoire devront s’organiser pour répondre aux besoins de soins de la population. Ces CPTS assumeront un certain nombre de missions, dont les « urgences de ville », pour décharger les urgences hospitalières qui doivent se concentrer sur les situations vitales. Une partie de la rémunération des professionnels sera conditionnée à l’adhésion à une CPTS.

Le dossier médical partagé (DMP) sera déployé au niveau national en novembre prochain. Il devrait permettre, outre une meilleure coordination et une meilleure prise en charge de la maladie du patient, une économie de temps et d’examens inutiles.

Pour redonner du temps de soin aux médecins, un nouveau métier sera créé, celui d’assistant médical qui pourra assurer un certain nombre de tâches à la place des médecins (prise de tension, poids, travail administratif). 4000 postes seront financés d’ici 2022

En outre, le plan prévoit de financer 400 médecins généralistes salariés dans des déserts médicaux pour permettre aux patients des zones les plus touchées d’accéder à une consultation généraliste. Je me réjouis particulièrement de cette disposition, qui était une des propositions que j’avais formulées durant ma campagne. Je l’avais intitulé « équipe mobile de soins primaires », délégant cette obligation de continuité des soins géographique aux centres hospitaliers.

L’engagement a été pris par le gouvernement : aucune structure ne fermera, mais cela ne signifie pas qu’il n’y aura pas d’évolution dans leurs missions, dans leurs offres de service. Il y aura une gradation des missions des hôpitaux en 3 niveaux allant des soins de proximité aux soins ultra spécialisés nécessitant un plateau technique performant.

Les médecins seront remis au cœur de la gouvernance des hôpitaux : la commission médicale d’établissement (CME) sera associée plus largement au pilotage stratégique des décisions.

Ma Santé 2022 fait aussi de la qualité et de la pertinence des soins un enjeu prioritaire : pour un certain nombre de maladies (maladies chroniques), on met progressivement en place des parcours de soins c’est-à-dire qu’on diffusera les bonnes pratiques et que le patient n’aura pas à faire le lien entre les différents professionnels de santé. C’est aux soignants de se coordonner.

La tarification des hôpitaux, dite « T2A », qui est une tarification à l’activité et qui incite à une véritable « course » aux actes médicaux, source quelquefois de gaspillage et de baisse de qualité, sera progressivement limitée, au profit de financements au forfait pour la prise en charge de certaines maladies chroniques, en récompensant la qualité.

Concernant la formation des étudiants en santé, le numerus clausus et les épreuves nationales classantes seront supprimés, avec deux objectifs principaux : une orientation progressive encourageant les passerelles et la diversification des profils et une définition plus pertinente des choix de spécialités des étudiants.