Delphine Bagarry

Delphine Bagarry candidate aux élections Législatives 2017 1ère circonscription des Alpes-de-Haute-Provence

Education

Notre système éducatif rural

La question éducative est primordiale pour moi comme pour beaucoup des citoyens de la circonscription. La récente présentation par l’Education nationale de la carte scolaire de l’année prochaine a suscité des émotions , parfois provoquées par des rumeurs démenties par le recteur d’académie, que je comprends.
Fermetures de classes à Bras d’Asse, Riez ou Digne, projet d’un collège multi-sites à Annot, Saint-André-les-Alpes et Castellane… mais aussi ouvertures de classes dans la vallée de la Durance et avancées pédagogiques.
Il faut souligner que les réorganisations des classes dans l’élémentaire se sont faites cette année dans notre département à effectif constant du personnel enseignant, alors même que le nombre d’élèves a diminué.

Ma priorité absolue est l’éducation de nos enfants.

Je reste très attentive à deux choses :

• la distance entre le lieu d’habitation des enfants et leur école ou collège ;
• la qualité du travail pédagogique effectué dans les classes.

Et je suis militante d’un troisième point :

• la synergie des acteurs éducatifs (de l’Education nationale, mais pas uniquement), pour une approche globale de l’éducation.

L’éloignement des élèves est primordiale. Un élève qui a des temps de transports trop importants sera plus fatigué que celui dont l’école ou le collège sont proches. Et la fatigue joue un rôle essentiel dans les apprentissages. Je veille à ce que tous nos enfants puissent accéder à des établissements scolaires les moins éloignés possibles de leur domicile.
Il n’a pas été question de fermeture d’école ou de collège dans notre département.

La qualité pédagogique est également essentielle. Nous savons qu’elle se fait dans des classes non surchargées, à effectif « normal ». Dans notre département, les services de l’Education nationale sont vigilants. Nous avons d’ailleurs le taux d’enseignants par élèves le plus favorable de l’académie. Et je travaille de façon régulière avec ces services d’État afin de maintenir cet avantage que nous avons, lié à notre ruralité.

Je sais aussi que les classes avec trop de niveaux différents sont préjudiciables à l’enseignement et l’apprentissage, c’est pourquoi des Regroupements Pédagogiques Intercommunaux ont été créés, et toutes les parties (enfants, enseignants, élus) en sont satisfaites.
Au-delà de ces dimensions comptables, une classe ou un collège qui voit son effectif diminuer trop fortement ne pourra plus jouer le rôle socialisateur que nous confions à l’Ecole. Il faut donc pouvoir attirer les familles à s’installer dans nos territoires ruraux pour garder ouvertes nos écoles. La réciproque est vraie et multifactorielle.

EducationEnfin, je vois aussi çà et là des communes, des communautés de communes, qui travaillent sur la cohérence des temps de l’enfant, sur ces temps appelés périscolaires et extrascolaires, au sein de projets éducatifs de territoire. Et c’est là un enjeu essentiel : assurer la cohérence des temps et des intervenants. L’école seule ne saurait suffire à une éducation de qualité. L’école est centrale, mais ne peut pas tout faire seule. Elle a besoin des autres partenaires éducatifs, les « co-éducateurs » : les parents bien sûr, les animateurs, les éducateurs sportifs, les structures de loisirs, les manifestations culturelles, etc. J’encourage très fortement cette co-éducation. Dans nos campagnes comme en ville, elle est l’outil de la réussite de tous.