Delphine Bagarry

Delphine Bagarry candidate aux élections Législatives 2017 1ère circonscription des Alpes-de-Haute-Provence

Plan hôpital : nécessaire pour préserver notre bien commun

Le 20 novembre, le Premier Ministre a présenté plusieurs mesures d’ampleur afin de répondre à la situation de crise dans laquelle se trouvent nos hôpitaux depuis plusieurs années.

Cette réponse est financière :

  • augmentation d’1,5 milliard d’euros de leurs moyens sur les 3 prochaines années ;
  • reprise de 10 milliards de la dette hospitalière par l’Etat ;
  • augmentation des tarifs hospitaliers.

Lors des débats parlementaires, j’avais proposé une augmentation d’un milliard d’euros dès l’année à venir pour les hôpitaux. Je me satisfais donc de la mesure annoncée par le Gouvernement, mais je resterai attentive tant les besoins demeurent importants.

Je me réjouis de la reprise d’un tiers de la dette hospitalière, c’est une mesure nécessaire pour maintenir la capacité des établissements hospitaliers à investir et à se transformer au service de tous les patients.

Cette réponse est également organisationnelle. Le Gouvernement souhaite restaurer l’attractivité de l’hôpital public en redonnant du sens au métier de soignant ; je salue en particulier l’effort qui est fait pour les aides-soignant·e·s qui travaillent auprès des personnes âgées.

Députée de notre territoire, mais également médecin généraliste travaillant étroitement avec l’hôpital, je mesure la situation : le plan hôpital est nécessaire pour préserver notre bien commun. Le gouvernement réaffirme par les mesures annoncées qu’il tient à l’hôpital public, ce lieu de soins d’excellence et d’accueil inconditionnel de TOU·TE·S.

Toutefois, dans les territoires il est nécessaire de continuer à travailler ensemble pour mieux soigner et pour assurer un accès aux soins de proximité. Cette ambition passe par une plus grande coopération entre les professionnels de santé qu’ils soient en ville ou à l’hôpital, les établissements de soins, les structures médico-sociales, les acteurs de terrains que sont les pompiers, et bien sûr les collectivités. C’est tout le sens des futurs projets territoriaux de santé et l’objet des communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) que je souhaite voir se créer rapidement dans notre territoire. C’est cette dynamique que j’espère nous allons impulser avec l’ARS que nous rencontrerons, élus et professionnels dans un premier temps, le 6 décembre prochain.