Delphine Bagarry

Delphine Bagarry candidate aux élections Législatives 2017 1ère circonscription des Alpes-de-Haute-Provence

PLFSS 2022 : J’ai voté POUR car il répond aux besoins de santé

J’a voté, en première lecture, pour le projet de loi de financement de la sécurité sociale 2022. Je salue les mesures très attendues de revalorisation des professionnels de santé et du médico-social. J’espère le voir s’enrichir en seconde lecture, notamment sur le volet de la dépendance.

Mon communiqué de presse du 26 octobre 2021

Pour un projet de loi sur la sécurité sociale répondant aux besoins de santé

Discuté la semaine dernière en séance plénière, le projet de loi relatif à la sécurité sociale porte en son sein des mesures nouvelles d’importance, poursuivant les accords du Ségur de la Santé et accompagnant la sortie de crise. 

Les efforts budgétaires consentis en termes de revalorisation salariale et d’accès aux soins sont en effet à souligner. La prise en charge de la contraception pour les femmes de moins de 25 ans, la simplification d’accès à la complémentaire santé solidaire aux bénéficiaires du RSA, le renforcement du service public des pensions alimentaires, etc., sont autant de mesures que je soutiens, bien qu’ayant souhaité les voir étendues. Combler ces manques était en effet l’objet de mes amendements visant à :

  • promouvoir et élargir l’accès de la contraception masculine ; 
  • attribuer automatiquement la complémentaire santé solidaire aux étudiants boursiers ; 
  • fixer, après un avis de la CNSA, la tarification/heure plancher nationale pour le financement des services d’aide et d’accompagnement à domicile. 

Mais si ces mesures sont les bienvenues, le texte apporte malheureusement des réponses minimes au phénomène de désertification médicale et de dépendance, constituant pourtant des enjeux primordiaux dans la prise en charge des personnes les plus vulnérables.  

L’hôpital public ayant atteint un point de rupture, j’aurais aimé que le chemin emprunté soit celui de l’assouplissement du parcours de soin et de la montée en compétence des professions, deux nécessités pour offrir aux patients des soins de qualité. 

Par ailleurs, je regrette le choix du Gouvernement d’un véhicule législatif inapproprié. Les Français, surtout les plus âgés, les aides soignants et toutes les personnes en manque d’autonomie, ont besoin d’une grande loi sur la dépendance. Les métiers du lien dévoués à rompre la spirale de la solitude sont essentiels et pourtant invisibles. Ils doivent être reconnus et revalorisés au regard des besoins réels. 

En l’état, et parce que je souhaite soutenir les apports de ce projet de loi, j’ai voté pour ce texte. Par mes amendements et ceux de mes collègues du groupe EDS, j’espère le voir s’enrichir en deuxième lecture.