Delphine Bagarry

Delphine Bagarry candidate aux élections Législatives 2017 1ère circonscription des Alpes-de-Haute-Provence

PPL IVG : je défends ce texte qui s’inscrit dans le sens de l’histoire

Aujourd’hui, l’ Assemblée nationale aurait dû examiner une proposition de loi renforçant l’accès à l’interruption volontaire de grossesse (IVG). Elle ne le fait pas, parce que le débat est confisqué par une frange conservatrice et réactionnaire de notre Parlement. Cette proposition de loi, je la défends, parce que je me suis engagée pour vos droits et pour votre accès aux soins. Je fus la responsable du groupe EDS qui en a été à l’initiative et je peux témoigner qu’ elle est le fruit de nombreuses heures d’audition et de déplacements.

Cette proposition de loi est avant tout la vôtre : elle est celle des femmes, celle des familles qui veulent organiser librement leurs vies, celle des associations, celle des professionnel.le.s de santé engagé.e.s à leurs côtés.

En allongeant les délais légaux de 12 à 14 semaines de grossesse, en ouvrant la possibilité pour les sages-femmes de pratiquer des IVG instrumentales, en supprimant la clause de conscience spécifique qui fait de l’IVG un acte médical “à part”, ce texte répond aux principaux obstacles qui empêchent, encore aujourd’hui, de trop nombreuses femmes à disposer librement de leurs corps.

En déposant 423 amendements volontairement inopérants, les député·e·s Les Républicains empêchent la tenue d’un débat intelligible productif. La droite provoque non seulement une obstruction parlementaire mais encore une obstruction aux droits des femmes.

C’est pourtant un texte transpartisan, défendu par des députés de l’opposition de gauche, mais également par des députés de la majorité LaRem. C’est un texte qui finira par être voté si la majorité le reprend parce que suffisamment de député·e·s se sont engagés en sa faveur, parce qu’il s’inscrit dans le sens de l’histoire : celui du renforcement des droits fondamentaux qui guide mon travail parlementaire.