Delphine Bagarry

Delphine Bagarry candidate aux élections Législatives 2017 1ère circonscription des Alpes-de-Haute-Provence

Projet de loi de finances 2021 : j’ai voté contre

J’ai voté contre car il n’est pas à la hauteur de la crise économique

La crise de la Covid-19 est la plus grande épreuve que notre pays traverse depuis plusieurs décennies. Après les réponses immédiates apportées dès cet été par le Parlement, nous travaillons depuis plusieurs  mois sur les réponses à apporter aux conséquences de la crise : hausse de la pauvreté, déstabilisation de notre tissu économique, précarisation de la jeunesse ou encore, fragilisation de nos TPE/PME.

A cette situation de crise, avec plusieurs de mes collègues, j’ai défendu une position qui me semblait la seule qu’il vaille : plus de solidarité, plus de justice fiscale, plus de mesures envers les territoires, plus de transformation verte, plus de soutien à l’activité économique  pour lutter efficacement contre la hausse de la pauvreté et répondre aux défis de notre temps.

Toutefois, cette position est restée minoritaire, les propositions de contribution sur les hauts revenus ou la mise à contribution des multinationales n’ont pas été retenues, la majorité a même confirmé accentuer l’exonération des donations des gros patrimoines à l’heure où nombre de nos concitoyens ont perdu leur emploi et sombrent dans la pauvreté. Sans souci d’équité fiscale, c’est un plan de relance qui reposera sur les seuls ménages et majoritairement des classes moyennes.

Surtout, la principale mesure qui se traduit par la baisse des impôts de production de 20 milliards d’euros concerne pour l’essentiel les grandes entreprises, les moins durement touchées par la crise, oublie les petites entreprises, oublie les ménages qui en dépendent et peuvent basculer dans la précarité.

De surcroît, aucune garantie n’a été assortie à ces aides, que ce soit pour l’emploi, pour l’environnement, pour les territoires, pour le financement des TPE/PME, pour la jeunesse ; aucune dépense d’envergure nouvelle n’est programmée pour répondre aux conséquences sociales de la crise alors que de partout, nous remontent des indicateurs alarmants sur les conséquences sociales de la crise.

Ainsi, ce projet de loi de finances est une grande occasion manquée : pour la première fois depuis longtemps, avec le soutien de l’Union européenne, la France avait l’occasion de faire un vrai plan de relance, auquel se substitue finalement une politique fiscale pour les grandes entreprises.

Je ne peux que voter contre ce projet de loi de finances qui n’est pas à la hauteur de la crise, bien éloigné du quotidien des Français, bien éloigné des besoins immédiats des Français les plus impactés par la crise.