Delphine Bagarry

Delphine Bagarry candidate aux élections Législatives 2017 1ère circonscription des Alpes-de-Haute-Provence

QOSD : Question sur les conditions d’attribution de la prime aux soignants

J’ai interpellé, lors des questions orales sans débat de ce matin, le ministre des Solidarités et de la Santé sur les conditions d’attribution des primes aux soignants entre les différents centres hospitaliers.
On ne comprend pas les inégalités de traitement entre les hôpitaux de Digne-les-Bains et de Manosque. J’ai (re)demandé plus de précisions, notamment sur la façon de comptabiliser les patients Covid plus. Il y a une incompréhension et une blessure profonde chez les soignants.
A la veille des conclusions du Ségur de la santé, il me semble nécessaire, non seulement de réajuster mais peut-être aussi d’écouter, de pouvoir dialoguer, communiquer avec ces professionnels de santé qui le demandent. Il est nécessaire de rétablir une confiance, non seulement entre les soignants mais aussi avec la population dans un département qui aujourd’hui se sent abandonné. Cette prime a divisé plutôt que de rassembler et c’est ce n’est vraiment pas ce dont nous avons besoin.

Texte de la question :

Ma question est relative aux conditions d’attribution des primes aux soignants entre les différents centres hospitaliers.

Il existe, au sein de mêmes territoires, des disparités que les expériences vécues par les soignants localement ne semblent pas justifier : dans les Alpes de Haute-Provence, seul un hôpital est rendu éligible à la prime de 1500 euros alors que l’ensemble des services hospitaliers du territoire se sont engagés pour soigner les malades de la Covid-19.

Dans mon département, c’est au niveau du GHT que la lutte contre le virus s’est opérée : l’ensemble des services des centres hospitaliers se sont réorganisés et la répartition s’est faite entre les deux principaux hôpitaux, Digne-les-Bains et Manosque.

A ce titre, l’hôpital de la ville cheffe-lieu du département, la seule à disposer d’un service de réanimation et d’un SAMU s’est retrouvé en première ligne pour prendre en charge et soigner les malades.Malgré cet engagement, les soignants de cet hôpital ne sont pas éligibles à la prime de 1500 euros, à l’inverse de leurs collègues de Manosque.

Cette situation crée, chez tous les soignants du département, une forte incompréhension, un fort sentiment d’inégalité de traitement, alors que c’est l’unité et la solidarité qui a permis de lutter efficacement contre la Covid-19 dans mon territoire.

Quels critères et quelles modalités de répartition retenus peuvent justifier ce traitement différencié, si injustement ressenti dans nos territoires ?