Delphine Bagarry

Delphine Bagarry candidate aux élections Législatives 2017 1ère circonscription des Alpes-de-Haute-Provence

Ségur de la santé : Comment s’assurer que tous les oubliés du Ségur seront entendus

Lors des questions au Gouvernement, j’ai interrogé le ministre sur le Ségur de la santé pour demander d’élargir la concertation. Certaines professions ne trouvent pas leur place dans ce ségur.
Il est important de le penser non pas seulement comme une réforme hospitalière, mais bien comme un projet pleinement intégré dans l’aménagement du territoire, avec tous les professionnels pour tous les patients que nous sommes.

Texte de mon intervention :

L’organisation du Ségur se fait autour de 300 acteurs, institutionnels, élus, agences régionales de santé, financeurs, syndicats hospitaliers, etc. Nous sommes cependant alertés par différents représentants des professions de santé ou du monde médico-social qui ne trouvent pas leur place dans cette concertation, je pense ici aux ambulanciers hospitaliers, sages-femmes, orthophonistes, diététiciens, psychologues, podologues, ergothérapeutes, aides à domicile, la liste est longue et j’en oublie.

Tous ceux et toutes celles qui ont pu se sentir écartés du soin lors du confinement et qui sont pourtant indispensables à une prise en charge sanitaire et sociale globale, dans une stratégie aussi bien curative que préventive.

Pouvez-vous nous assurer, Monsieur le ministre que toutes les voix, tous les acteurs du soin, qui sont d’ailleurs souvent des actrices, seront entendues ?

Ma Seconde question concerne la déclinaison territoriale du Ségur.- Comment s’assurer que la voix des territoires sera bien entendue : Il ne peut pas y avoir de sortie de crise sans décloisonnement de l’hôpital, sans renforcement de l’offre territoriale de soin ;
comment faire pour ne pas retourner dans la caricature d’un hospitalo centrisme surranné ?
– Comment s’assurer que la voix des collectivités, qui sont des acteurs de première ligne contre les tensions territoriales de l’offre de soins sera entendue ? Je pense en particulier aux maires qui se mobilisent pour créer des centres de santé communaux, aux élus et usagers qui se battent pour maintenir des services hospitaliers ou pour que leurs établissements de santé soient préservés.

Il est important de penser le Ségur non pas seulement comme une réforme hospitalière, mais bien comme un projet pleinement intégré dans l’aménagement du territoire, avec tous les professionnels pour tous les patients que nous sommes.