Delphine Bagarry

Delphine Bagarry candidate aux élections Législatives 2017 1ère circonscription des Alpes-de-Haute-Provence

Vote en première lecture du Budget de l’État pour 2020

Le 22 octobre, l’Assemblée nationale a adopté en première lecture le Budget de l’État pour 2020.

L’ensemble des députés de la majorité s’est prononcé en faveur de ce projet de loi qui comporte de nombreuses mesures de justice fiscale : diminution de l’impôt sur le revenu pour les classes moyennes, suppression de la taxe d’habitation, financées par la suppression de 9 milliards de niches fiscales qui ne se justifient plus.

Surtout, il porte un projet d’avenir pour les Français avec le verdissement de la fiscalité : je souligne la hausse de 50 % du budget fonds avenir bio et la hausse de 25 % des mesures agro-environnementales climatiques. Ces mesures sont concomitantes avec le verdissement de la PAC et montre la volonté du gouvernement d’accompagner les agriculteurs vers l’agroécologie. Ensuite, ces mesures de verdissement sont concentrées sur les ménages qui en ont le plus besoin, les plus touchés par la précarité énergétique, avec un dispositif ciblé pour les travaux de rénovation énergétique.

Parmi les autres mesures destinées aux plus fragiles, je salue également la hausse du chèque énergie qui continue de progresser (pour se porter à 200 euros en moyenne) et la hausse de 50 % de la prime à la conversion pour le passage du diesel à l’essence.

Enfin, les travaux parlementaires ont permis de modifier utilement plusieurs articles qui inquiétaient les acteurs de notre territoire. Je pense particulièrement aux modifications opérées sur le calcul du système de compensation par l’État, aux communes, de la suppression de la taxe d’habitation, l’adoption de mesures apportant plus de lisibilité aux moyens de nos chambres de commerce et d’industrie et enfin, la suppression d’une disposition relative aux chambres d’agriculture qui aurait lourdement pesé sur leurs financements.

Pour autant cette approche globale de ce projet de loi de finances axé sur le pouvoir d’achat et qui reste sur une logique de gains pour les particuliers ne correspond pas à la vision budgétaire qui est la mienne : un budget outil de nos politiques de solidarité et de financement des dispositifs collectifs et structurants.

Je terminerai cependant par souligner que ce budget est plus équilibré que les précédents et pourrait, pour la première fois de notre histoire, aboutir à une diminution de la dette de l’État.